Pourquoi est-ce que penser le webmarketing par la lorgnette du web revient à regarder un spectacle par le petit trou de la serrure ?
Vous remarquez peut être comme moi que votre entourage s’éveille de plus en plus au web. Au clic faiseur d’amis a succédé le déclic pour la culture web.
Autrefois ignoré voire craint, Internet est célébré par le gouvernement comme la nouvelle économie, l’euphorie entrepreneuriale autour de projets et start-up Internet ou Mobile n’a jamais été aussi forte (cf. le nombre de projets soumis aux capital risqueurs en 2011) et des écoles dédiées à l’Internet ouvrent leur portes. Il est assez facile de s’imaginer les entreprises Facebook, Google, LinkedIn remplacer Loréal et PPR dans le cœur des jeunes diplômés français.
Sous l’effet des medias, l’homme du web devient même une personnalité avec son dress-code et « une attitude ».
C’est un mec cool au look étudiant ++, ultra-connecté (technologiquement et relationnellement) qui code le weekend à titre de loisir, achète tout en ligne et utilise constamment des buzzword comme pinterest, web 2.0, Solomo ou encore vous envoie des gazouillis (twitts) au lieu de vous passer un coup de fil.
L’enthousiasme qu’il suscite génère un appel d’air dans lequel s’engouffre toute une population sans vraiment en saisir les contours.
On me dit souvent que le web est une lame de fonds qui va tout emporter sur son passage, qu’Amazon va détruire la Fnac. Il est vrai que les anciens leaders sont parfois des inconnus sur Internet car ils n’ont pas su capter assez vite ce nouveau terrain de jeu. Lorsque vous cherchez une définition sur Internet via google.fr (91% de PDM en France), c’est plutôt l’internaute.fr qui vous répond que Larousse ou Petit Robert. Comme il est tout aussi vrai que des leaders incontournables du web comme Amazon et Google ouvrent leur boutique en murs de béton et briques. Des services comme Facebook, Msn, skype, meetic ont révolutionné nos relations sociales. Mais les études et recherches réalisées sur le sujet montrent surtout qu’Internet permet de créer de nouvelles relations plutôt que de substituer aux précédentes.
Internet n’est pas un media tout-puissant et les premières qualités du webmarketeur doivent être son sens du service, son humilité et empathie client. Mon choix personnel est de privilégier une vision d’Internet comme un canal de ventes additionnel plutôt qu’unique et surtout un canal de gestion de la relation client réactif et puissant.
J’encourage donc tous celles et ceux qui souhaitent travailler dans le secteur à considérer Internet comme un outil, un canal de vente qui est intrinsèquement lié à une réalité physique. Il s’agit moins d’être un expert d’Adwords, de savoir coder en html ou de connaître la dernière tendance qui buzz que de bien savoir élaborer un système d’offre qui réponde à un réel besoin de façon pertinente et différenciante. Le reste viendra tout seul avec de la curiosité, une formation en spécialisation adéquate et des expériences professionnelles ciblées.
Le futur d’Internet ne se construit pas tant au travers de success stories de pure players comme Facebook (qui va peut être s’étioler comme myspace en son temps avec la venu du concurrent Pinterest) mais au travers d’initiatives comme le drive (vous commandez en ligne et récupérez les courses en magasins) et tous les dispositifs de web to store ou de cross-canal. Dans la même logique, je conseille aux apprentis webmarketeurs en puissance de partir sur une formation généraliste en marketing/gestion et de se spécialiser en dernière année avec un Master 2 orienté Web (je ferai bientôt un article sur l’offre de formation existante).
Le Web est un moyen (un outil) et non une fin en soi. Apprenez à devenir un marketeur complet et votre curiosité fera le reste pour vous imposer en tant que webmarketeur.
Pour aller plus loin, je vous propose un article sur le web to store où le comportement d’achat du consommateur qui effectue une recherche d’informations sur Internet avant d’aller effectuer son achat en point de vente.
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