Le distributeur physique a grossièrement le choix entre développer une division e-commerce avec un site en propre et une logistique adaptée pour distribuer ses produits en ligne ou il peut exploiter Internet pour faire la promotion de son catalogue et renvoyer des prospects chauds en magasin.
Chaque stratégie a ses règles et usages à respecter, une petite illustration avec cette vidéo:
Vous l’aurez compris, la problématique ici n’est pas de tant de générer des ventes sur Internet mais plutôt de récupérer du trafic qualifié en magasin ou mieux encore de permettre une commande et son paiement en ligne et d’assurer la partie logistique en physique.
Le web to store n’a rien de révolutionnaire et existe depuis longtemps sous des formes diverses. Les 3 plus connues sont l’achat en ligne couplé au retrait en magasin, le store locator ou encore le drive pour la grande distribution essentiellement. Tesco a inventé récemment les store virtuels dans le métro. je vous détaille rapidement ces différents dispositifs ci-dessous.
Réservation & achat en ligne, retrait en magasin :
L’exemple de décathlon (mais on aurait pu monter Darty, Fnac.com …) :

Souvent, le système de réservation en magasin est couplé à un système d’alerte sms sur la disponibilité du produit.
Le store locator sur la fiche produit :
L’exemple de Louis Vuitton qui permet dès la fiche produit de localiser un magasin susceptible d’avoir la référence en stock.

On peut même aller plus loin avec une solution de web call back intégrée au store locator pour faciliter la prise de rendez-vous en boutique.
Le drive popularisé par la grande distribution
Service gratuit offert par les distributeurs alimentaires où le consommateur récupère sa commande en se rendant avec son véhicule dans un entrepôt dédié ou un espace accolé au magasin, auprès d’une équipe en charge de remplir son coffre. Ceci sans que le consommateur ait à descendre de son véhicule.

Les stores virtuels dans le métro par Tesco
Je suis régulièrement impressionnée par la créativité dont font preuve les commerçants et en particulier la grande distribution. Les offres promotionnelles au dos des tickets, les rampes d’escalators en magasin transformées en rayons etc… Et c’est d’autant plus le cas quand l’innovation s’appuie sur ce formidable outil qu’est Internet.
Pour découvrir le concept des stores virtuels de Tesco, je vous propose de visionner la vidéo du concept :
Le distributeur Tesco propose aux Taiwanais qui patientent pour prendre le métro de faire leur course en flashant avec leur téléphone mobile les murs du métro couverts de packshots produit avec le QR code correspondant. (Un QR code est un type de code barre en 2 dimensions permettant à l’utilisateur en le flashant avec un téléphone intelligent d’accéder à un contenu en ligne).
Le mobile est ainsi un excellent outil pour faire du web to store car il permet de confronter de manière quasi instantanée le virtuel au réel.
Une étude Comscore mobile nous apprend que parmi les possesseurs de smartphone, 1 personne sur 5 a scanné un QR code en décembre 2011, aux Etats-Unis pour avoir des informations sur un produit, bénéficier d’un coupon ou télécharger une application.
Il y a donc un véritable enjeu que préfigure Tesco pour les distributeurs à identifier les réflexes de leur audience alors qu’ils sont en train de « shopper », virtuellement ou en magasin. D’autant que l’arrivée prochaine de la norme NFC (near field communication) permettra de réaliser un paiement sans contact avec son smartphone par exemple.
Dans la même veine, Paypal a inauguré un système de paiement mobile qui s’appuie sur des QR codes à scanner: à l’aide d’une application de lecture de QR code, l’utilisateur scanne un produit, se connecte à son compte PayPal, autorise le paiement et le tour est joué).
D’autres exemples de web to store réussis ? N’hésitez pas à me les signaler dans les commentaires !

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