Groupon par exemple est né « Thepoint.com » avec la promesse de regrouper des consommateurs pour leur faire réaliser des économies. Son offre ne rencontrant pas son public, le produit et business model ont évolué vers la distribution locale de coupons fortement discountés et déjà négociés.
A quoi sert un modèle économique ?
Un modèle économique ou business model (BM) décrit les principes selon lesquels une organisation crée, capture et délivre de la valeur. Pour simplifier, on se concentre souvent sur les sources de revenus retenues par une entreprise pour dégager son chiffre d’affaires et assurer sa rentabilité.
3 business models innovants sur Internet
Même si des entreprises sans véritable business model comme Twitter arrivent à défier les lois économiques en restant en activité, il est vital pour une entreprise de déterminer et de tester son business model le plus tôt possible. Car ce sont toujours vos premiers clients qui auront raison.
Le business model freemium
Internet a bouleversé notre façon de consommer et en particulier notre perception de la valeur et donc du prix que nous sommes prêts à payer pour acquérir certaines choses. Internet et ses compères: les sites de peers to peers, d’informations gratuits et autres Wikipedia ont largement ouvert la voie à l’ère du gratuit ou « freemium » et ont profondément perturbé les chaînes de valeur existantes.
On peut définir le freemium comme un business model qui mélange gratuité: un service de base offert (en accès complet ou bridé) et premium avec des fonctionnalités à valeur ajoutée payantes.
Mailchimp, un service web de routage d’emailing place la limite sur la taille de la base d’emailing. Si la base de l’utilisateur dépasse un certain seuil, il lui faut souscrire au service payant.
Dropbox (espace de stockage virtuel) et Evernote (outil de prise/sauvegarde de notes) fonctionnent sur le même principe avec un seuil équivalent en capacité de stockage.
Xtranormal (service de story telling vidéo) est plus innovant car il se base sur un crédit de points offerts à la création du compte qui diminue en fonction des achats de l’utilisateur et nécessite un réapprovisionnement du compte en points. Le fait d’acheter des points contribue également à rendre l’achat indolore car la dépense est moins consciente.
Ce business model « Freemium » s’appuie sur une logique progressive, dite « du pied dans la porte ». La gratuité créer un appel d’air, l’éditeur du service s’assure alors que l’usage soit présent chez son client et le convertit plus facilement quand le besoin de celui-ci progresse ou que l’utilisateur doit industrialiser l’usage. Un équivalent serait par exemple Pampers qui envoie des échantillons gratuits en clinique pour créer l’usage chez la jeune maman et s’assurer que son produit l’accompagne à la sortie de la clinique.
Le business model de l’in-app purchase
Une étude délivrée par Flurry au 4ème trimestre 2010 montrait déjà que 80% des revenus mobiles provenaient de l’in-app purchase contre 20% pour la publicité. Une étude de février 2012 par ABI Research projette qu’en 2012 les revenus générés par l’in-app purchase seront supérieurs à ceux générés par le téléchargement d’applications payantes.
L’in-app purchase est un système de monétisation d’une application mobile, on peut le définir comme la vente de fonctionnalités, abonnements ou biens virtuels à partir d’une application qui est souvent téléchargeable gratuitement. Pour rappel le ratio de téléchargement entre applications gratuites et payantes est environ de 1 à 10 (voir mon article sur le lancement d’une application mobile).
Il permet notamment à des éditeurs/développeurs de recevoir des revenus récurrents via une formule d’abonnement (la presse par exemple).
Le business model des box ou de l’e-commerce par abonnement
Car c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes !
L’abonnement est un modèle vieux comme le monde mais associé à de la curation cela change tout !
Le premier à avoir déringardisé le modèle de l’abonnement est l’américain ShoeDazzle lancé en 2009. Depuis tous les secteurs ou presque sont touchés par le phénomène: habillement (Stylistclick de Spartoo), épicerie fine (LePetitBallon du co-fondateur de ChateauOnline), lifestyle (MylittleBox de MylittleParis), hygiène beauté (Joliebox) etc…
Principe : le marchand propose une sélection editorialisée de produits, en échange d’un abonnement mensuel le client peut en choisir certains et les recevoir dans une box. Ou bien il reçoit une box d’échantillons, articles sélectionnés pour lui par le marchand en fonction de ses réponses à un questionnaire. Il peut aussi s’agir de paniers paysans envoyés en fonction des produits de saison.
• Un livre qui fait référence: Business model generation d’Alexandre Osterwalder et Yves Pigneur qui vient d’être traduit en français. Visitez le blog du guide.







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